In My World

Remercie-moi.

le 07/07/2008 à 03h56
La tête qui tourne, tourne
Comme un manège... Encore un tour ?
Allez, c'est moi qui paye.
Je fends ta chair, tout en douceur,
Ton coeur se serre... Aurais-tu peur ?

Le teint livide et pâle, pâle
Comme la neige... Encore un meurtre ?
Allez, c'est moi qui règle.
Je fends ton corps, tout en lenteur,
Ton coeur est mort... Est-ce que tu meurs ?

Regarde en transparence, tes plaies,
Blanches profondes...
Regarde l'opaque, le sang,
Noir qui tombe...

Et je continue mon chemin à tes pieds,
Tes bras, tes mains...
Ta peau dénudée.

Je te vois manquer d'air,
Me noyer dans tes larmes,
T'écrouler par terre
Et rejoindre ton âme.

Ecrasée par tes doigts,
Je brille de pourpre.
Tu ne me lâcheras pas.
Jusqu'au dernier souffle...

La tête qui tourne, tourne
Comme un manège... Encore un tour ?
Le teint livide et pâle, pâle
Comme la neige... Encore un meurtre ?

Mais c'est à toi de payer.
Paye la survie, que je t'ai avancée.
Et par un bruit de métal,
J'orne à présent ton sol.
Remercie-moi, ta lame,
Qui t'offre l'envol.

Laissez-moi mourir...

le 05/07/2008 à 03h47
Reprends donc ton couteau
Les mots ne coulent plus,
Ne regarde pas en haut,
Tu en perdrais la vue.

Le soleil te brûle,
Il ne te réchauffe pas.
Peut-être même la lune
Un jour t'aveuglera.

Non, regarde à tes pieds,
Laisse tomber les cieux.
Pour toi, la liberté
C'est en-dessous d'eux.

Ecoute, sens-tu les enfers
Te déchirer le cœur ?
Va, retourne à la poussière,
Va saigner ta douleur.

Tu voudrais hurler ton âme
Et pleurer ton corps
Quand la vie te condamne,
Quand tu supplies la mort.

Tu voudrais t'écraser,
Toucher enfin le sol.
Tu ne veux plus tomber,
Tu ne veux plus d'envol.

Tu n'en peux plus de soupirs cachés,
Derrière un sourire.
Tu n'en peux plus de rester,
Tu rêves de partir.

Tu n'en peux plus de combattre,
C'est devenu trop dur.
Tu veux juste être lâche,
Esquiver le futur.

L'avenir deviendra passé,
Et il ne s'oubliera pas.
Gravé au plus profond de toi
Il reviendra te hanter.

Laisse tomber le masque
Pour un vrai sourire,
Pour un rictus à la place
D'un dernier soupir.

Laissez-moi mourir...

Mon nom coule encore de toi...

le 20/06/2008 à 00h55

Je me suis endormie dans tes bras ce soir,
Mon visage touchant le tien.
Les battements de ton cœur, musique d'espoir,
Frappant doucement l'heure,
Accompagnant le mien.

S'allument les étoiles
S'éteignent tes yeux,
Comme si leur flamme
S'envolait aux cieux.

Coule, coule la pluie
Goutte, goutte ton sang.
Mon espoir et sa mélodie,
Faiblissent lentement.

Je me suis réveillée dans tes bras ce matin,
Les larmes de mes joues, essuyées par tes mains.
Les battements de ton cœur, devenus silence,
Ont doucement sonné ton heure,
Ont joué la délivrance.

Les larmes de tes bras roulent sur mes joues,
Laissant derrière elles une traînée rougeâtre.
Ta main ne les essuiera plus, immobile et froide,
Je la porte à mes lèvres, la pleure et l'embrasse.

Mon nom coule encore de toi,
Tatoué à jamais sur ton corps
Et tout l'amour que tu m'as donné à moi,
Tu t'en vas l'offrir à la mort..
.

Et nous mourons...

le 20/06/2008 à 00h49

Appuyez-vous à mes épaules,
Allez-y
Je vous soutiendrai.
Laissez vous-y porter
Jusqu'à me les briser.

Agrippez-vous à ma main,
Allez-y
Je vous retiendrai.
Laissez vous-y tirer
Jusqu'à me l'arracher.

Démembrez-moi,
Volez mon cœur.
Je vous le donne,
Je vous le dois.

Dépouillez-moi,
Prenez mon âme.
C'est avec vous
Qu'elle revivra.

Et si la chute est infinie,
Si le puits n'a pas de fond,
Assourdissez-vous de mes cris
Avant l'ultime plongeon.

Noyez-vous dans mes larmes,
Suffoquez mes sanglots,
Puisqu'il me suffira d'un drame
Pour le dernier coup de couteau.

Quand mes rêves s'envolent,
Quand je pleure en silence.
Quand saigner à la mort
Devient délivrance.

Et malgré vous aujourd'hui,
Vous le savez,
Je survis.

Et si sans vous demain,
Je vous suivrais,
Même destin.

Ces deux parties de mon être
Qui sombrent lentement,
Moi qui coule avec elles
Et nous mourons, doucement...

Comme en enfer...

le 20/06/2008 à 00h30

Ma tête explose
Et mon cœur,
Comme mon corps
Est en pleurs.

Les jours passent,
Me jetant à terre.
De plus en plus las,
Comme en enfer.

Le temps me gèle,
Je deviens glace.
Regard de braise,
Jamais en face.


Ma tête se fend
Et mon cœur,
Comme mon corps
Est en sang.

Et les nuits coulent,
Tout doucement.
De moi s'écoule
Tout sentiment.

Hurler mon silence,
Assourdir ma vue.
Rentrer en transe
En sortir perdue.


Et ma tête brûle
Et mon cœur,
Comme mon corps
Se meurt...

C'est la mort mon amour.

le 13/06/2008 à 02h23
Ne plus rêver,
Ne pas sortir.
Juste oublier
Puis en rire.

Ne plus manger,
Ne pas dormir.
Juste saigner
Puis mourir.

C'EST le tableau du jour,
Sculpté de mes bras.
Coloré de rouge
Le pinceau mes doigts.

LA chanson de toujours
Qui ne s'oublie pas.
Celle qui nous rend sourds
Mais la seule qui nous voit.

MORT d'un futur
Qui s'efface déjà.
Plus que la gravure
Du passé en moi.

MON évasion, ma prison,
Tout à la fois.
A jamais sur ma peau
Elle s'oubliera.

AMOUR, triste silence,
Je ne suis plus que ça.
Je t'en prie,
Chasse mes souffrances,
Chasse mes pourquoi.

Je t'en prie,
Je me tue,
Je me meurs,
Je ne suis plus là.

Je t'en prie,
Je t'en conjure
A genoux,
Devant toi.

Je t'en prie,
Sauve-moi.

A double tranchant.

le 13/06/2008 à 02h19

C'est à double tranchant que je t'aime
Sous la lame de mon cœur.
C'est pour t'oublier que je saigne
C'est pour t'effacer que je meurs.

Lignes tracées au corps
Qui nous tiennent en vie.
A double tranchant la mort
Quand notre âme est partie.

Ce goûte à goûte nous mène
Peu à peu au couloir.
Au sentier de nos rêves
Illuminé de noir.

Le coupant t'a coupée,
Et nos larmes rouges...
Le blessant m'a blessée,
Et nos larmes coulent...

A double tranchant...
Tu sais, je t'aimerai.
A double tranchant...
Je nous saignerai.

Au revoir à bientôt.
Au revoir adieu.
Au revoir un peu tôt.
Au revoir, au cieux.

A double tranchant...
Je ne t'oublierai pas.
A double tranchant...
Rien ne t'effacera.

Ne m'oublie pas...

le 13/06/2008 à 02h06

Et sur mes joues coulent tes larmes,
Sur ta bouche mes lèvres.
Et dans mes yeux, ton image.
Dans notre dos leurs ailes.

Ton âme est perdue,
La mienne vit pour toi.
Mon cœur est déchu
Mais le tien bat pour moi.

Et dans ma main, ta lame.
Sur tes bras mon sang.
De ma bougie ta flamme,
Qui nous éteint pourtant.

Cher ange des enfers,
Nous ne formons plus qu'un.
Ecoute les prières
De notre amour, je t'appartiens.

Et sur ta peau, mon odeur.
De ta gorge mon souffle.
Et dans mon cou, ta douceur.
Un frisson, tu me touches.

Cher ange de mes nuits,
Je t'en prie, ne me cherche plus.
En retrouvant ta vie,
Tu sais, tu m'as perdue.

Cher ange de mes jours,
Je t'en prie, libère-moi.
Ecoute les prières de notre amour
Qui te murmurent tout bas :
"Ne m'oublie pas..."

Peut être.

le 08/06/2008 à 03h26
Menaces de mort
Faites à moi-même.
Faites à mon corps
Que mes mains saignent.

Résister, résister
Mais pourquoi ?
Ah oui, pour vous, pour toi...
Résister, désolée
Je ne peux pas.
Je suis lâche tu vois.

Peut-être un jour j'entendrai
Le sourire de ta voix.
Peut-être alors je laisserai
Guérir les plaies de mes bras.

Peut-être un jour je verrai
Le ciel dans tes yeux.
Peut-être alors ce reflet
Chassera mes adieux.

Les peut-être me tuent
A coup de rêves sanglants.
Les peut-être, j'en ai plus,
Car le nôtre me ment.

Les peut-être me volent
L'espoir que je n'ai pas.
Peut-être j'abandonne,
Peut-être tu t'en vas.

Peut-être, peu importe
Peut-être avec toi.
Peut-être, peut-être morte,
Peut-être, peut-être pas.

La ligne blanche.

le 07/06/2008 à 18h49
J'y suis tu vois,
Sur la ligne blanche.
Il me suffit d'un pas
Pour saluer les anges.

Une pensée si dure,
Une obsession.
La pire des tortures
Et des tentations.

Rien qu'un tout petit pas,
Pour tout oublier.
Juste une dernière fois,
Se laisser aller.

Et cette envie me ronge,
Et me dévore lentement.
Alors j'écris mes songes,
Je saigne mes tourments.

Craindre la nuit,
Redouter le jour.
Écouter la pluie,
Encore et toujours.

Et cette envie me tue,
Me brûle et prend son temps.
Je me mets donc à nue,
Grâce à l'encre de mon sang.

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