In My World

Un aller sans retour

le 19/08/2008 à 02h38
Assise à même le sol, visage à même les bras,
Je me reprend encore à supplier le diable.
Genou contre mâchoire, cheveux tirés sous mes doigts,
Je suffoque et tremble de pleurs
Juste une goute, juste une seule...
Soignons l'immonde corps de mes larmes
Que des litres noirs et ternes se coulent de mon coeur.
Que de mon ventre enfin
Soit libérée ma ténébreuse âme,

Que jamais plus je ne revienne de ces tendres douleurs.
Encore... Transperce-moi la chair,
étouffe-moi la vie, puis jette-moi sous terre.
Coupe-moi allez, coupe-moi fort.
Je veux un dernier cri pour une ultime mort.
Je veux illuminer la nuit de mon âme sanglante,
Lorsqu'elle descendra en enfer.
Je veux une lune rouge et brillante,
Des souffrances fuyant mes pores en bouts de verres.
Et lorsque mon cadavre glacé, noyé sous le sang,
Te fixera de ses yeux pâles,
Je veux que tu les lui crèvent de ton doux ton tranchant,
Qu'on ne voit plus à travers, mon silencieux mal.
Déguise-moi alors sous le sable brûlant,
Que l'odeur de mon corps attire les vautours,
Puis va-t-en, laisse-moi là,
Pour rire, sous l'oeil fade du temps,
Pourrir un aller sans retour.

Demain mon ange...

le 19/08/2008 à 01h28


                             Et ton sourire cassé, je le vois se fendre encore,

                             Comme ton rire abîmé qui chuchote sous mes cris.
                             Ton regard d'acier glace toujours mon corps,
                             Ce sont tes larmes oubliées qui s'écoulent quand je prie.

                             Parfois je sens ta peau me frôler dans mes rêves,
                             Et ton souffle sur la mienne quand je dors.
                             Parfois à mon réveil, quand la lune se lève,
                             J'imagine tes bras m'étreindre trop fort.

                             Quand le sang coule sombre à mes pieds,
                             Rejoignant ces transparentes perles,

                             Et quand c'est de mon défunt coeur que le rouge s'évade.
                             Je me jette à genoux, je me sens fondre de sel,
                             Et te maudit mon ange, tu nous a fait cadavres.

                             Demain je le verrai encore, ton sourire se fendre,
                             Demain, j'entendrai ton rire chuchoter.
                             Ton regard d'acier glacera tous mes membres
                             Et sur mes joues tes larmes se remettront à couler.

                             Demain je rêverai encore des caresses de ta peau,
                             Demain, je sentirai ton souffle brûler la mienne.
                             Au levé de la lune, privée de rêves si beaux,
                             J'arracherai une étreinte à tes bras morts et frêles.

                             Demain le sang coulera sombre,
                             Colorant sous mes pieds les invisibles flaques,

                             Demain mon coeur s'évidera encore une fois,
                             Tu le verras se répandre.

                             Je me jetterai à genoux,
                             Me fonderai de sel en doux contraste,

                             Et te rejoindrai mon ange,
                             Ferai de tes ailes notre tombeau de cendres.

Jeu de maux.

le 17/08/2008 à 15h44
Tu te joues de tes maux
En jouissant de ton sang
Contre toi, dos à dos,
Ton reflet fait semblant

Réfugié dans ce miroir
Il se moque de toi
Dénonçant tes yeux noirs
En les pointant du doigt

Un jeu de rôles tout en sourires
Et en flaques à la fois,
Jeux de maux pour en finir
Egoutter au combat

Une insulte à la vie
Un désir d'horreur
Une lutte finie,
Ton reflet qui se meurt

Oui toi qui as compris la mort
C'était pour elle que tu saignais
Et c'est en sacrifiant ton corps
Et les toujours en jamais

Et c'est en scarifiant encore
Les cicatrices et les plaies
Saignant de tous tes pores
Les souffrances et regrets

Continue, allez, joue de tes maux,
Que les charades pourpres s'enchaînent
Libère le sang de sa prison de peau,
Coupe-les, ces blessures qui te perdent

Continue, allez, fous-toi d'elle,
C'est la faucheuse, elle approche...
Allez vas-y, brûle tes ailes,
Ton envol est si proche

Si proche...

L'ombre de ta chair maintenant ouverte
Les lèvre durement serrées
Tu laisses chuter ta sombre silhouette
Sur le carrelage blanc et glacé

A tes côtés reposent tes ailes de cendre,
ça y est, tu te sens t'enfoncer.
Dans le puits des enfers tu te vois descendre
Et oui, c'est à l'envers que tu volais...

Oui mais l'espoir était...

le 01/08/2008 à 00h29
Je suis trempée et mon coeur tremble
Je frissonne sous la tente,
Je n'écoute plus, que cette pluie battante
Pour ne plus t'entendre toi, l'innocent qui chante.
Toi qui te ris de mes larmes, qui te ris de tout,
Toi qui ne vois pas ma lame menacer tes jours.
Toi qui ne la sens pas la nuit, caresser ta peau
Toi qui ne sais pas que bientôt ta vie saignera à flots.
Et la faim me tord le ventre, quand je te vois le remplir,
Et l'envie déchire mes tripes, quand je te vois sourire.
Encore une fois ce soir, quand tu t'endormiras,
Je tremblerai de froid, je tremblerai d'effroi.
Et cette nuit encore, quand tu rêveras,
Je saignerai du coeur à la place des bras.
Et chaque jour un peu plus, je me vois creuser les flammes
Attirée par l'enfer, possédée par le diable,
Chaque jour après l'autre, pourrissent mes entrailles
Sous mon visage de glace à l'intérieur je crame.
Et pour ne pas tailler mes veines, ou me jeter à la mer,
Quelques mots noirs, un poème, une pensée aux êtres chers.
Serrer le poing, crever ma chair, de mes ongles rongés.
Goûter le sang, mordre ma lèvre, de mes dents serrées.
Juste fermer mes traits, taire mes paroles,
Pour apparaître inhumaine.
Juste enfermer haine et colère
Dans ma tête et dans mon corps,
Faire de mon mieux mais pas assez
Pour cacher cette peine,
Pour ne pas montrer aux autres
Mon attirance à la mort.
Mais tu sais j'ai peur. Peur d'exploser,
Moi j'implose en silence pour ne pas crever.
Mais tu sais je meurs. Je meurs de rester,
Moi j'attends sous violence d'enfin me réveiller.
De l'espoir j'en ai encore, enterré sous mes plaies.
De l'espoir, d'accord, oui mais l'espoir était.
Fendu, brisé, mon espoir est mort.
Et cassée, tuée, je le rejoindrai.

Tuer petite fille

le 31/07/2008 à 13h22
Tu es l'arc en ciel incolore
Tu es le soleil de glace
Tu es le rêve de mort
Tu es la vie qui trépasse

Chut ! Pas un bruit,
La pluie tombe en silence...
Allez, tais-moi ces cris,
Tais-moi ta délivrance.

Tu es la musique sans notes
Tu es la chanson sans paroles
Tu es le rêve d'une morte
Tu es la vie qui s'envole

Chut ! Pas un bruit,
Puis tu tombes en silence...
Allez, tais-moi ces cris,
Tais-moi ta différence.

Tu es le sourire de larmes
Tu es l'oreille du sourd
Tu es le silence de l'arme
Tu es le noir du jour

Tu es les ténèbres sans peur
Tu es l'enfer sans le diable
Tu es l'amour sans coeur
Tu es la tombe sans cadavre

Tu es
Tuer
Petite fille...

Petite fille attend son heure
Sous la caresse d'une entaille
Petite fille qui se meurt
Sous la froideur des flammes.

Remercie-moi.

le 07/07/2008 à 03h56
La tête qui tourne, tourne
Comme un manège... Encore un tour ?
Allez, c'est moi qui paye.
Je fends ta chair, tout en douceur,
Ton coeur se serre... Aurais-tu peur ?

Le teint livide et pâle, pâle
Comme la neige... Encore un meurtre ?
Allez, c'est moi qui règle.
Je fends ton corps, tout en lenteur,
Ton coeur est mort... Est-ce que tu meurs ?

Regarde en transparence, tes plaies,
Blanches profondes...
Regarde l'opaque, le sang,
Noir qui tombe...

Et je continue mon chemin à tes pieds,
Tes bras, tes mains...
Ta peau dénudée.

Je te vois manquer d'air,
Me noyer dans tes larmes,
T'écrouler par terre
Et rejoindre ton âme.

Ecrasée par tes doigts,
Je brille de pourpre.
Tu ne me lâcheras pas.
Jusqu'au dernier souffle...

La tête qui tourne, tourne
Comme un manège... Encore un tour ?
Le teint livide et pâle, pâle
Comme la neige... Encore un meurtre ?

Mais c'est à toi de payer.
Paye la survie, que je t'ai avancée.
Et par un bruit de métal,
J'orne à présent ton sol.
Remercie-moi, ta lame,
Qui t'offre l'envol.

Laissez-moi mourir...

le 05/07/2008 à 03h47
Reprends donc ton couteau
Les mots ne coulent plus,
Ne regarde pas en haut,
Tu en perdrais la vue.

Le soleil te brûle,
Il ne te réchauffe pas.
Peut-être même la lune
Un jour t'aveuglera.

Non, regarde à tes pieds,
Laisse tomber les cieux.
Pour toi, la liberté
C'est en-dessous d'eux.

Ecoute, sens-tu les enfers
Te déchirer le cœur ?
Va, retourne à la poussière,
Va saigner ta douleur.

Tu voudrais hurler ton âme
Et pleurer ton corps
Quand la vie te condamne,
Quand tu supplies la mort.

Tu voudrais t'écraser,
Toucher enfin le sol.
Tu ne veux plus tomber,
Tu ne veux plus d'envol.

Tu n'en peux plus de soupirs cachés,
Derrière un sourire.
Tu n'en peux plus de rester,
Tu rêves de partir.

Tu n'en peux plus de combattre,
C'est devenu trop dur.
Tu veux juste être lâche,
Esquiver le futur.

L'avenir deviendra passé,
Et il ne s'oubliera pas.
Gravé au plus profond de toi
Il reviendra te hanter.

Laisse tomber le masque
Pour un vrai sourire,
Pour un rictus à la place
D'un dernier soupir.

Laissez-moi mourir...

Mon nom coule encore de toi...

le 20/06/2008 à 00h55

Je me suis endormie dans tes bras ce soir,
Mon visage touchant le tien.
Les battements de ton cœur, musique d'espoir,
Frappant doucement l'heure,
Accompagnant le mien.

S'allument les étoiles
S'éteignent tes yeux,
Comme si leur flamme
S'envolait aux cieux.

Coule, coule la pluie
Goutte, goutte ton sang.
Mon espoir et sa mélodie,
Faiblissent lentement.

Je me suis réveillée dans tes bras ce matin,
Les larmes de mes joues, essuyées par tes mains.
Les battements de ton cœur, devenus silence,
Ont doucement sonné ton heure,
Ont joué la délivrance.

Les larmes de tes bras roulent sur mes joues,
Laissant derrière elles une traînée rougeâtre.
Ta main ne les essuiera plus, immobile et froide,
Je la porte à mes lèvres, la pleure et l'embrasse.

Mon nom coule encore de toi,
Tatoué à jamais sur ton corps
Et tout l'amour que tu m'as donné à moi,
Tu t'en vas l'offrir à la mort..
.

Et nous mourons...

le 20/06/2008 à 00h49

Appuyez-vous à mes épaules,
Allez-y
Je vous soutiendrai.
Laissez vous-y porter
Jusqu'à me les briser.

Agrippez-vous à ma main,
Allez-y
Je vous retiendrai.
Laissez vous-y tirer
Jusqu'à me l'arracher.

Démembrez-moi,
Volez mon cœur.
Je vous le donne,
Je vous le dois.

Dépouillez-moi,
Prenez mon âme.
C'est avec vous
Qu'elle revivra.

Et si la chute est infinie,
Si le puits n'a pas de fond,
Assourdissez-vous de mes cris
Avant l'ultime plongeon.

Noyez-vous dans mes larmes,
Suffoquez mes sanglots,
Puisqu'il me suffira d'un drame
Pour le dernier coup de couteau.

Quand mes rêves s'envolent,
Quand je pleure en silence.
Quand saigner à la mort
Devient délivrance.

Et malgré vous aujourd'hui,
Vous le savez,
Je survis.

Et si sans vous demain,
Je vous suivrais,
Même destin.

Ces deux parties de mon être
Qui sombrent lentement,
Moi qui coule avec elles
Et nous mourons, doucement...

Comme en enfer...

le 20/06/2008 à 00h30

Ma tête explose
Et mon cœur,
Comme mon corps
Est en pleurs.

Les jours passent,
Me jetant à terre.
De plus en plus las,
Comme en enfer.

Le temps me gèle,
Je deviens glace.
Regard de braise,
Jamais en face.


Ma tête se fend
Et mon cœur,
Comme mon corps
Est en sang.

Et les nuits coulent,
Tout doucement.
De moi s'écoule
Tout sentiment.

Hurler mon silence,
Assourdir ma vue.
Rentrer en transe
En sortir perdue.


Et ma tête brûle
Et mon cœur,
Comme mon corps
Se meurt...

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